Une enquête mondiale révèle que les salariés et managers prévoient de ne pas aller au travail, d’arriver fatigués ou avec la « gueule de bois », et de tester les limites fixées par leur hiérarchie.
La frustration au travail pourrait devenir un enjeu de rétention : 1 salarié sur 5 (20 % en France) envisagerait de chercher un nouvel emploi si son travail ou son manager nuit à son expérience de la Coupe du monde.
Avec 37 % des salariés prêts à modifier leurs horaires, une meilleure planification des effectifs, une flexibilité pragmatique et une communication claire peuvent transformer la Coupe du monde en levier de performance pour les collaborateurs comme pour les entreprises.
La Coupe du monde de la FIFA™ est une célébration mondiale qui constituera également un test à plusieurs milliards d’euros pour l’agilité des entreprises en matière de gestion des effectifs. Une nouvelle étude UKG menée auprès de 8 000 salariés en Australie, au Canada, en France, en Allemagne, au Mexique, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et aux États-Unis estime que le tournoi pourrait entraîner une perte de productivité d’au moins 14 milliards[1] d’euros (17 milliards de dollars américains[2]), dont 645 millions d’euros en France.
L’enquête offre l’un des aperçus les plus approfondis à ce jour de l’impact mondial de la Coupe du monde sur les lieux de travail. Elle montre que les salariés non-cadres et les managers de proximité prévoient de ne pas aller au travail, de pointer en ayant la « gueule de bois », de suivre les matchs pendant leurs heures de travail et de réclamer des niveaux de flexibilité que de nombreux employeurs pourraient ne pas être prêts à accorder.
« Ce qui rend la Coupe du monde si pertinente, c’est qu’elle reflète un défi auquel les entreprises sont confrontées au quotidien : dans les organisations qui reposent principalement sur des équipes de première ligne, l’activité évolue d’heure en heure, et une planification statique crée un écart entre ce qui est prévu et ce qui est réellement exécuté », déclare Suresh Vittal, directeur produits chez UKG. « La Coupe du monde est bien plus qu’un événement culturel mondial auquel les gens veulent participer. C’est un véritable test de planification des effectifs qui peut nuire à la performance, à la productivité, à la communication et même à la fidélisation si elle n’est pas gérée de manière proactive. »
L’analyse menée par UKG a mis en évidence d’importants coûts cachés liés aux pertes de productivité causées par l’absentéisme et le présentéisme pendant la Coupe du monde, notamment :
Australie : 653 millions de dollars américains (560 millions d’euros)
Canada : 479 millions de dollars américains (411 millions d’euros)
France : 749 millions de dollars américains (645 millions d’euros)
Allemagne : 1,34 milliard de dollars américains (1,15 milliard d’euros)
Mexique : 369 millions de dollars américains (317 millions d’euros)
Pays-Bas : 388 millions de dollars américains (333 millions d’euros)
Royaume-Uni : 912 millions de dollars américains (783 millions d’euros)
États-Unis : 11,7 milliards de dollars américains (10,1 milliards d’euros)
Visionnage en cachette des matchs et lendemains difficiles : les entreprises sous pression
Selon l’enquête, 37 % des salariés à travers le monde et en France prévoient d’adapter leur emploi du temps en raison du tournoi, et plus d’un quart d’entre eux (27 % au niveau mondial/26 % en France) sont susceptibles de manquer une partie de leur journée de travail, en arrivant en retard, en partant plus tôt ou en ne venant pas du tout.
D’autres risques plus lourds sont également en jeu : 26 % des salariés (28 % en France) reconnaissent qu’ils prévoient de tester les limites de leur manager, notamment en regardant des matchs en cachette et des résumés en streaming (14 % à l’échelle mondiale/ 18 % en France). Un salarié sur cinq (22 % au niveau mondial/ 28 % en France) s’attend à pointer alors qu’il sera fatigué ou épuisé, et 11 % au niveau mondial/ 10 % en France admettent qu’ils travailleront même avec la « gueule de bois ».
« Lorsque l’absentéisme et le présentéisme prennent de l’ampleur, les conséquences sont immédiates et coûteuses. La productivité diminue, l’expérience client s’en ressent et le moral des équipes se dégrade, car il revient au reste du personnel de compenser les effectifs manquants », commente Suresh Vittal. « Les responsables d’équipes de première ligne doivent planifier dès aujourd’hui en se donnant les moyens de gérer rapidement les perturbations, d’adapter la couverture en temps réel et de faire de la flexibilité une stratégie visant à préserver à la fois la confiance des employés et les résultats financiers. »
Risques liés à la rétention et dilemme du management intermédiaire
De nombreux salariés (39 % au niveau mondial/ 52 % en France) estiment que leur employeur ne s’intéressera pas à la Coupe du monde, et 1 sur 5 (19 % au niveau mondial/ 20 % en France) indique qu’il envisagera de chercher un nouvel emploi si son emploi du temps a un impact négatif sur son expérience de la Coupe du monde.
Les managers se distinguent nettement des non-managers : ils sont plus nombreux à prévoir un jour de congé pendant la Coupe du monde (42 % à l’échelle mondiale/ 44 % en France) contre 24 % à l’échelle planétaire(21 % en France), à anticiper une demande de modification d’horaires (50 % au niveau mondial /46 % en France) contre 34 % dans le monde(28 % en France) ou à solliciter un aménagement de dernière minute (45 % à l’échelle mondiale/ 42 % en France) contre 28 % à l’échelle mondiale et en France. Au total, un tiers des salariés interrogés (33 % au niveau mondial et en France) indiquent qu’ils prendront au moins un jour de congé durant la compétition.
Élaborer un plan de match flexible
Si la Coupe du monde n’a lieu qu’une fois tous les quatre ans, elle s’étend sur 39 jours et seule une partie des matchs est connue à l’avance. Les perturbations qu’elle peut entraîner pour les entreprises sont donc à la fois prévisibles et planifiables pour certaines, mais aussi impossibles à anticiper pleinement avant le déroulement du tournoi.
« La Coupe du monde permet de tester la capacité des entreprises à s’adapter lorsque les conditions évoluent rapidement », ajoute Suresh Vittal. « Les employeurs n’ont pas besoin de sacrifier la productivité au profit de la flexibilité. Ils doivent faire preuve de rigueur pour planifier à l’avance, d’agilité pour s’adapter à l’évolution de la situation et de la capacité d’exécution nécessaire pour transformer la pression en performance, à l’image des plus grandes stars du football mondial. »
Ressources complémentaires
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Méthodologie de l’étude
L’étude a été réalisée pour le compte d’UKG par Censuswide auprès d’un échantillon nationalement représentatif de 8 000 salariés en Australie, en Allemagne, au Royaume-Uni, en France, aux États-Unis, au Mexique, au Canada et aux Pays-Bas, entre le 8 et le 12 mai 2026. Censuswide est membre de la Market Research Society et du British Polling Council, et signataire du Global Data Quality Pledge.
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[1] Toutes les estimations de pertes de productivité figurant dans ce document reposent sur une formule de calcul UKG intégrant les données issues de l’enquête menée auprès des répondants, ainsi que les données relatives aux salaires et aux heures travaillées provenant de rapports officiels des pouvoirs publics propres à chaque pays.
[2] Toutes les estimations de pertes de productivité sont exprimées en dollars américains dans le présent document.






