Les cobots Universal Robots apportent les derniers « 5 % décisifs » à la fabrication de lunettes de natation sur mesure

Universal Robots (UR), pionnier de la robotique collaborative (cobotique) et partie intégrante de Teradyne Robotics, a permis à THEMAGIC5 d’augmenter de manière rentable sa production de lunettes sur mesure, offrant un produit abordable et parfaitement adapté à chaque client.

À partir d’un scan 3D du visage du nageur réalisé via une application mobile, des robots collaboratifs d’Universal Robots (UR3) découpent – à l’aide d’un fil chauffant – les joints en silicone des lunettes afin qu’ils épousent à la perfection la courbure de l’orbite de l’utilisateur.

« Les lunettes sont déjà prêtes à 95 % à leur arrivée. La magie opère dans les 5 % restants et c’est là que le cobot entre en scène », explique Rasmus Barfred, CEO de THEMAGIC5. « C’est de la personnalisation de masse, un concept qui pour nous n’est désormais plus un oxymore. Ainsi, notre ligne directrice en matière de développement est de prendre un produit standard et de le personnaliser. Auparavant, il était très difficile de produire efficacement à grande échelle, mais c’est désormais possible grâce au robot ».

Des lunettes de natation pleinement adaptées, jusqu’alors introuvables

À l’origine de THEMAGIC5, la frustration Rasmus Barfeld, qui conseillait à ses amis de choisir la « paire la moins mauvaise ». Alors que 70 millions de personnes pratiquent la natation en Europe et en Amérique du Nord, une majorité de nageurs éprouve des difficultés à trouver des lunettes adaptées.

C’est un marché que THEMAGIC5 souhaitait conquérir. Les deux fondateurs ont donc commencé à chercher comment développer une technologie d’ajustement personnalisé des lunettes de natation qui pourrait être déployée et commercialisée à l’échelle mondiale.

Le produit se devait également d’être abordable. Ainsi, le véritable défi consistait à créer des lunettes de natation coûtant moins de 85 euros, adaptées à la physionomie de chaque client. Après six mois de développement à Copenhague, au Danemark, la start-up disposait d’un algorithme d’ajustement capable de transformer un scan du visage en une carte 3D contenant 20 000 points de données, qui indiquaient la position et la forme optimales des lunettes sur le visage de chaque nageur.

L’UR3, un atout majeur pour la fabrication soustractive

Vint ensuite la fabrication proprement dite du produit. L’équipe a testé l’impression 3D et une combinaison de diverses technologies, mais aucune solution n’était évolutive. C’est alors qu’un distributeur local au Danemark a prêté à l’entreprise un UR3. Elle a réalisé en quelques semaines que le robot pouvait réaliser des découpes uniques pour chaque client en un temps record et qu’il excellait dans le domaine de la fabrication soustractive. Une fois le prototype prêt, l’équipe a lancé une campagne Kickstarter qui s’est classée dans le top 1 % des campagnes les plus réussies de tous les temps.

« C’était la confirmation finale dont nous avions besoin pour quitter nos emplois à temps plein, faire le grand saut, déménager aux États-Unis et y mettre en place la production », raconte Rasmus Barfred.

Ce dernier a également participé avec son cofondateur à l’émission d’investissement Shark Tank, où ils ont obtenu un financement supplémentaire en mettant en avant la manière dont l’entreprise applique la robotique à grande échelle.

Une paire toutes les deux minutes

Dans leur loft de Brooklyn, ainsi qu’au siège mondial de l’entreprise à Copenhague, des chaînes de production complètes composées d’UR3 travaillent désormais en tandem avec des opérateurs. Barfeld loue particulièrement leur facilité d’utilisation et de manipulation, tout en précisant que la formation des nouveaux arrivants ne prend qu’une demi-heure. En outre, grâce à ses dispositifs de sécurité intégrés, le robot peut travailler aux côtés de l’employé sans protection de sécurité supplémentaire, après une évaluation des risques. S’il rencontre une résistance ou subit une collision, il s’arrête automatiquement.

Une fois la vitesse du robot réglée en fonction de la chaleur du fil de découpe, le processus de production est désormais optimisé pour produire une paire de lunettes toutes les deux minutes. L’employé envoie simplement le scan à l’UR3 depuis son système backend, place les lunettes préfabriquées dans un gabarit et appuie sur le « Go » du boîtier de programmation du robot. Une fois que l’UR3 a découpé les deux joints, l’employé emballe les lunettes et recommence.

« L’humain et le cobot travaillent en étroite collaboration. Le fait de pouvoir produire plus de 30 lunettes par heure et par robot est extrêmement évolutif », souligne Rasmus Barfred. « Lorsque nous vendons des milliers de lunettes supplémentaires à l’occasion du Black Friday, nous pouvons accroître notre capacité de production en 48 heures. Pour ce faire, il nous suffit d’acheter un nouveau bureau et un nouvel UR3, facilement intégrable au sein de notre chaîne ».

Logiciel ouvert, longévité et taille… les caractéristiques clés de l’UR3

Barfred cite plusieurs raisons qui ont motivé le choix de placer l’UR3 au cœur de la chaîne de production de THEMAGIC5. En premier lieu, la plateforme logicielle ouverte du robot qui lui permet d’effectuer des tâches différentes à chaque fois. Le cofondateur de l’entreprise souligne également la longévité des cobots Universal Robots. À ce titre, l’UR3 le plus ancien de l’entreprise fonctionne sans interruption depuis huit ans. D’une fiabilité à toute épreuve, il a pu produire plusieurs milliers de lunettes sans rencontrer de problème opérationnel majeur.

La taille de l’UR3 s’avère en outre très pratique lorsque THEMAGIC5 emmène son installation de production sur la route. En effet, l’entreprise peut le mettre dans une voiture, monter une boutique éphémère à SoHo ou le conduire à l’autre bout du pays, comme lors d’une grande compétition de natation à Indianapolis.

« Nous produisions et vendions des lunettes de natation sans interruption sur place », se souvient Rasmus Barfeld. « Les gens scannaient leur visage, le robot découpait leurs lunettes, et 20 minutes plus tard, elles étaient prêtes. Ce fut un véritable moment de révélation et un canal d’activation unique pour nous, rendu possible par le robot ».

Depuis la création de THEMAGIC5 il y a huit ans, l’entreprise a vendu près d’un demi-million de lunettes de natation personnalisées. L’entreprise envisage désormais de se diversifier dans différentes gammes de produits. Elle compte bien s’appuyer sur les cobots Universal Robots pour remplir cet objectif.

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