Reconditionner trois fois plus vite sans sacrifier l’humain : e-Recycle choisit de s’équiper d’un cobot

e-Recycle, entreprise lyonnaise spécialisée dans le reconditionnement d’appareils high-tech, a récemment automatisé son opération d’analyse de smartphones en s’appuyant sur un robot collaboratif (cobot) Universal Robots. Intégré par Isycod dans une solution complète, cette technologie assure le chargement et le déchargement des machines de test avec rapidité et précision.

Grâce à cette automatisation, e-Recycle peut désormais tester près de 50 téléphones par heure, soit trois fois plus qu’en traitement manuel, tout en maintenant un taux d’erreur quasi nul. La solution améliore à la fois la qualité du produit final et les conditions de travail des collaborateurs, tout en réduisant les coûts liés aux erreurs humaines.

La cobotique au service d’un projet engagé en économie circulaire

Fondée en 2014 par Arnaud Guillaume et Clément Bongibault, e-Recycle est spécialisée dans la reprise de produits high-tech d’occasion (téléphones mobiles, tablettes, MacBook…). Pleinement engagée contre l’obsolescence programmée, cette entreprise reconnue de l’ESS (Économie Sociale et Solidaire) entend s’imposer comme acteur de référence dans le marché du reconditionné.

Pour ce faire, au sein de son atelier lyonnais, ses employés ont pour mission d’analyser, synchroniser, réparer et remettre en vente dans le meilleur état chaque produit pour leur donner une seconde vie. Fin 2023, e-Recycle a clôturé une levée de fonds de 1,5 million d’euros – soutenue par le fonds souverain Auvergne-Rhône-Alpes et le fonds d’amorçage industriel métropolitain – en vue d’accélérer la commercialisation de son offre de reconditionnement durable et d’industrialiser son outil de production.

C’est pour l’analyse des smartphones qu’e-Recycle a décidé de se tourner vers l’automatisation. Et pour cause, effectuée manuellement, cette opération s’avère fastidieuse, répétitive, chronophage et ne présente aucune valeur ajoutée pour l’opérateur. Ayant pris connaissance des nombreux bénéfices que pouvait apporter la robotique collaborative (cobotique) – réduction de la pénibilité, sécurité, flexibilité, entre autres -, e-Recycle a fait appel à Isycod, intégrateur certifié (CSI) d’Universal Robots.

Concilier qualité et rapidité d’exécution

Spécialisée dans la conception et la réalisation de systèmes automatisés, Isycod a développé une solution complète sur base d’un robot collaboratif UR7e – positionné entre deux machines de test – devant lequel les smartphones circulent via un convoyeur. Le cobot, équipé d’un double préhenseur Robotiq, les saisit deux par deux et les dispose avec précision dans les machines d’analyse. Ces dernières vérifient – en moins de 2 minutes 40 – l’ensemble des 40 paramètres de qualité du téléphone préétablis par e-Recycle.

« Il était inenvisageable de confier le chargement et le déchargement des machines de test à un opérateur », précise Sylvain Lavallée, Directeur de production chez e-Recycle. « Effectuée manuellement, il s’agit non seulement d’une tâche pénible – qui pourrait à terme provoquer des TMS (troubles musculosquelettiques),  notamment des tendinites, mais aussi particulièrement chronophage, car requérant une extrême précision lors du positionnement des appareils ».

En effet, capable de saisir et déposer deux téléphones à la fois grâce à son double préhenseur, et ce, avec une précision au millimètre près – condition sine qua non à une analyse conforme -, la solution automatisée permet à e-Recycle de tester près de 50 téléphones par heure, soit trois fois plus rapidement que si l’opération était réalisée à la main. Elle garantit en outre une qualité constante du produit final et, par conséquent, une réduction des coûts liés aux erreurs humaines.

Seul atelier du secteur à être automatisé en France, e-Recycle peut aujourd’hui répondre à son objectif de 70 000 ventes annuelles de téléphones, tout en garantissant un produit 100 % fonctionnel à ses clients. Un avantage concurrentiel qui lui a permis de densifier de manière conséquente son carnet de commandes et de poursuivre son développement.

« La réussite de ce projet d’automatisation tord le cou à l’idée reçue que les robots suppriment des emplois. En ce qui nous concerne, le cobot est destiné à travailler aux côtés de nos opérateurs, dès lors affectés à des tâches plus enrichissantes comme le gradage esthétique. D’ailleurs, nous sommes en pleine phase de recrutement : nous embauchons de nouveaux réparateurs », conclut Arnaud Guillaume, cofondateur et directeur d’e-Recycle.

Articles similaires
Qualité et productivité : Techni-Moules mise sur Hexagon et une CFAO unifiée

Techni-Moules, entreprise haute-garonnaise spécialisée dans l’étude et la réalisation de moules métalliques de précision et de pièces par injection thermoplastique, s’appuie sur les logiciels de FAO WORKNC, ESPRIT EDGE et de CAO VISI d’Hexagon Manufacturing Intelligence pour la conception et la fabrication de ses pièces et moules de très haute technicité. L’objectif ? Harmoniser les flux […]

L’automatisation intelligente alimentée par l’IA prête à transformer en profondeur le secteur industriel, selon une étude d’Universal Robots

Dans sa dernière étude sur l’état de l’automatisation en Europe, Universal Robots (UR), pionnier de la robotique collaborative (cobotique) et partie intégrante de Teradyne Robotics, met en lumière l’engouement des industriels français quant au potentiel transformatif de l’intelligence artificielle (IA). En effet, alors qu’une écrasante majorité (86 %) des interrogés envisagent d’utiliser l’intelligence artificielle (IA) au sein […]

Archytas Robotics rejoint les rangs des intégrateurs certifiés d’Universal Robots

Universal Robots, pionnier de la robotique collaborative (cobotique) et partie intégrante de Teradyne Robotics, annonce l’intégration d’Archytas Robotics à son réseau d’intégrateurs certifiés (CSI) en France. L’entreprise assiste les industriels de sa région – Occitanie – pour le déploiement de solutions d’automatisation d’Universal Robots dans un contexte de réindustrialisation et de quête d’attractivité. Le statut […]